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Think outside the mud  

Eric Sirois's picture

Samedi dernier se tenait une course à obstacles bien différente de ce qu’on a l’habitude de faire. Normalement, la grande majorité des courses se tiennent dans un environnement naturel loin de la ville comme une montagne, un boisé nous permettant de nous connecter avec la nature. Par contre la City Challenge Obstacle Race a fait le pari d’échanger les sentiers de terre battue contre le bitume de la ville. La course se déroulait principalement sur la promenade de la rivière Hudson près de l’Exchange place de Jersey City. Dison que le décor était magnifique avec la ville de New York en fond de toile.

La place du festival était remplie de tente de commanditaires de toute sorte. Les participants terminant leur course ne sont pas laissés à eux même. On s’assure que chacun d’entre eux reçoit nourriture et eau afin de refaire le plein d’énergie. L’inscription quant à elle s’est faite sans problème ni attente démesurée. L’organisation avait envoyé un message aux participants avec un outil leur permettant de retrouver leur numéro de dossard en ligne ce qui accélérait le repérage d’enveloppe à remettre au coureur.

Pour ce qui est de la course, elle se déclinait sur 5km (un peu moins selon ma Suunto) et comprenait 23 obstacles. Les départs étaient donnés par vague d’environ 30-50 personnes au cinq minutes afin de ne pas trop encombrer les obstacles. Malgré cela, il y a tout de même eu un peu d’attente sur certains des obstacles les plus difficiles pour les vagues « open » en fin de journée, mais surtout due à l’accumulation de coureurs sur le parcours. Je n’ai pas entendu parler d’un problème semblable pour la vague élite du matin. Le premier obstacle que l’on rencontre sur le parcours est sans aucun doute le plus connu de la course. Les fameuses barricades policières suivies immédiatement des véhicules de police et de taxi par-dessus lesquelles on doit sauter. Parmi les autres obstacles on retrouvait entre autres trois murs de huit pieds, deux murs de six pieds, un transport de sac de sable et un de bloc de ciment ainsi que certains exercices comme des sauts à la corde, box jump et American kettlebell swing. Il y avait aussi un transport bien spécial ou l’on devait transporter un autre participant sur une courte distance! Deux obstacles d’équilibre étaient sur le tracé : les «teeter-totter » et le « Urban balance beam » qui était assez instable, ce qui rendait la traverse assez difficile. Les deux obstacles ayant causé le plus de difficulté aux coureurs furent le rig final ainsi que le « Devil’s Playground », un obstacle signé Full Potential Obstacle qui vient toujours demander le meilleur des athlètes.

Le tracé de course qui longeait la rivière était facile à suivre et bien défini. Malgré cela, certains athlètes de la vague élite ont tout de même réussi à couper court à un certain endroit ce qui a compliqué la compilation des résultats pour les podiums. La seule place selon moi où il y aurait pu avoir de la confusion était à la suite des sacs de sable ou la direction à suivre était moins bien indiquée. Le parcours revient également sur lui-même à plusieurs endroits et cause peut-être un peu de confusion si on ne porte pas attention. Évidemment, l’élévation était pratiquement nulle et le 5km annoncé était écourté de quelques centaines de mètres (selon ma montre GPS). Pour les élites, les obstacles étaient obligatoires et devaient donc être complétés de la bonne façon. Par contre les règles de certains obstacles étaient plus ou moins appliquer par les bénévoles. En fait une règle en particulier était bizarre et rendait la tâche du bénévole impossible. Le rig final était en fait des monkey bar avec des prises (anneaux, cordes,etc.) qui y étaient accrochées. Le problème est dans le fait que les coureurs pouvaient sois utiliser les prises (plus difficiles) ou les barres de singe. Pour les vagues open, je suis tout à fait d’accord, mais pour ce qui est de l’élite, tous devraient être obligés d’utiliser les prises…surtout pour une course qualificative pour les OCRWC et NORAM. Mis à part cela, il y avait un point d’eau sur le parcours qui fut bien apprécié des coureurs puisque la température avoisinait les trente degrés. Je ne sais pas s’ils ont manqué de verre, mais un bénévole tenait une cruche d’eau dans les airs pendant que les coureurs ouvraient la bouche en pressant la cruche pour y faire couler l’eau!

Somme toute, ce fut un superbe évènement plein d’ambiance et surtout très rapide. C’est le parfait genre de course pour quoiqu’onques souhaite s’introduire aux courses à obstacles sans nécessairement escalader une montagne ou aller se rouler dans la boue. La proximité et la facilité d’accès la rend également possible pour plusieurs personnes. Du moins, c’est près de 2000 personnes qui ont pris le départ samedi dernier. La série de courses tiendra 4 autres courses cette année : Secaucus (Premier répondant seulement), Boston, New York et Hoboken.