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New Jersey 2018  

Eric Sirois's picture

Le dernier weekend d’avril se tenait une course de la série Spartan attendue de plusieurs chaque année : la beast/ultra du New Jersey. Étant la première longue distance dans l’est de l’Amérique pour la compagnie qui n’a plus besoin de présentation, cette dernière attire les foules d’un peu partout et pas nécessairement seulement ceux en quête de multiple trifecta ! En plus de la beast du samedi et du dimanche, il y avait également la possibilité de s’inscrire pour l’ultra, la nouvelle version de l’ultra beast qui se veut être plus longue que la dernière version. Un beau village était mis en place sur le site avec plusieurs produits disponibles, mais les installations pour spectateurs n’étaient selon moi pas encore au point. Il y avait bien deux tentes avec chaises et tables tout juste à côté du multirig, mais j’aurais aimé en voir plus.

Le déroulement de la journée est assez similaire aux années précédentes, voire même aux autres évènements combinant beast et ultra dans la même journée : départ des ultras à partir de 6h du matin et les départs beast, un peu plus tard dans la matinée. Il est bien de noter que cette fois-ci, l’heure du premier départ fut respectée à quelques minutes prêtes. Plusieurs se souviendront le retard au moins 30min de l’année dernière. Lorsque le tracé du parcours est sorti quelques jours avant la course, on pouvait constater que l’lultra serait encore une fois deux tours de beast en plus d’une boucle supplémentaire de deux miles. Même si l’organisation avait annoncé que l’ultra ne serait pas nécessairement deux tours de beast, c’est tout de même ce qu’elle nous a offert. Par contre, le parcours de la beast passe de 13 miles à 15 miles. Ce qui en tout permet aux finissants de l’ultra d’avoir complété un total de 32mile puisque ces derniers devaient emprunter la boucle supplémentaire lors de leur premier tour.

Parlons brièvement de cette fameuse boucle de course supplémentaire. Elle débute par un superbe tracé qui longe le lac et offre une belle section de course aux participants. Puis, le chemin amène les coureurs vers une descente infernale remplie de roches, de trous et de branches : un festival de chevilles tordues et de « débarques » monumentales. Évidement la remonté fut tout aussi longue avec plus de 1.5km d’ascension constante parsemée de faux plats ici et là. Les obstacles « uniques » présents dans la boucle laissaient à désirer. Le premier était le pire de tous : une « reptation » sous des cordes bungees. Ensuite on y trouvait un traineau avec sac de sable à trainer sur une courte distance puis finalement, un mur de huit à la fin de la boucle. Le fait cocasse de la boucle si on peut dire, est la présence d’un nid-d’oiseau directement sur le tracé de course que défendait farouchement la maman oiseau avec ses cris stridents. Afin de continuer la chronique animalière, avez-vous vu l’ours noir qui est venu rendre visite aux coureurs? Eh oui, une maman ours et son petit on forcer l’interruption temporaire de la course le temps qu’ils finissent de traverser le chemin qu’empruntait les coureurs !

Le parcours principal quant à lui est bien dispersé sur la montagne. Les montées ne sont pas trop sauvages même si l’accumulation finit tout de même par drainer l’énergie des coureurs. Il y avait de superbes sections de course tout au long du parcours qui permettait aux participants d’augmenter la cadence suite aux longues montées. Même si la course se déroulait dans un centre de ski, Spartan fait une belle utilisation des sous-bois plutôt que de constamment envoyer ses coureurs directement dans la piste de ski. Le balisage était excellent et un des plus facile à suivre que j’ai eu l’occasion de voir chez Spartan Race. Par contre il manquait une pancarte (flèche) à un endroit bien précis, suite au cargo vertical alors que les coureurs redescendaient la montagne. Plusieurs on fait l’erreur de continuer tout droit plutôt que de tourner dans le bois ou le « caution tape » recommençait. Ils ont évidemment dû rebrousser chemin, en remontant la section parcourue afin de retrouver le parcours ! Chose certaine, il ne manquait pas de station d’eau sur le parcours. Un total de huit stations était présentes sur le parcours de la beast et une supplémentaire dans la boucle des ultras.

Côté obstacle, on y retrouvait tous les classiques de Spartan de l’année dernière. L’Olympus fut une source de problème pour plusieurs de même que le Twister. Ce dernier avait une boucle de contournement comme pénalité, mais celle-ci était beaucoup trop courte selon moi. Celle du javelot par contre était légitime en longueur et difficulté. La remontée du sac de sable était brutale tout juste avant l’ascension finale de la course. Les nouveaux sacs qui remplacent les « pancake » permettent d’avoir une charge plus importante à transporter sans nécessairement taxer les bras puisqu’il était possible de bien placer le sac sur les épaules. Le fameux « bucket carry » est maintenant fermé avec un couvercle et donc on suppose que la quantité de gravier est la même dans toutes les chaudières. Il y avait un nouvel obstacle que plusieurs personnes découvraient pour la première fois : « The Armer ». Qui est tout simplement une grosse boule d’atlas munis d’une chaine que l’on doit transporter sur une courte distance. L’obstacle semble remplacer l’ancien « log farmer carry ». Par contre,  une seule boule plutôt que deux buches.

Dame nature est venue mêler les cartes de plusieurs coureurs alors que le tonnerre accompagné par de fortes pluies c'est abattu sur leur têtes forçant les responsables à fermer temporairement le parcours. Plusieurs étaient presque rendus à la fin et ont dû patienter plus d’une demi-heure dans un abri trop petit pour la quantité de coureurs sur place. Ces derniers ont pu reprendre la fin du parcours et terminer la course un peu plus tard. Si le site est comble pour la course du samedi, ce n’était pas le cas pour la journée de dimanche. En effet le site était pratiquement vide comparer à la veille. Certains courageux se sont lancés sur le parcours pour une deuxième journée en ligne, même quelques-uns qui avaient complété l’ultra la veille. À ceux-ci, je vous lève mon chapeau ! L’utilisation des dossards pour identifier les ultras est géniale, car les bénévoles peuvent identifier les coureurs longtemps avant qu’ils arrivent à l’obstacle et les diriger vers les lignes qui leur sont réservées. Un commentaire est revenu mainte et mainte fois : pourquoi mauve? Eh oui, la couleur représentant l’ultra est le mauve. Bref, bel évènement, beau tracé de course, mais un « fail » sur le choix de couleur!