You are here

2018 Polar Bear Challenge  

Eric Sirois's picture

Chaque année durant la saison hivernale, Shale Hill Adventure tient son iconique course de huit heures intitulée Polar Bear Challenge. Pour l’édition 2018, la sixième présentation de cet évènement sur le site d’obstacle permanent du Vermont, le froid et la glace furent à l’honneur. Contrairement aux dernières années où le terrain et la température faisaient croire à l’arrivée soudaine du printemps, le mercure affichait cette fois un -20 degrés Celsius bien solide et le terrain était presque entièrement recouvert de glace. L’utilisation de souliers à crampons fut fortement recommandée par l’organisateur dans les quelques jours précédant la course. Quelques participants ont d’ailleurs fait l’achat de soulier sur place étant donné que Shale Hill est également distributeur des fameux Icebug. Pour ceux qui ont choisi d’affronter la glace sans crampons, ce fut le festival des chutes et des glissades sans fin!

Plusieurs nouveaux visages étaient présents afin d’affronter le fameux parcours pour une première fois.  Même pour les habitués, Shale Hill offrait un tout nouveau tracé de course changeant complètement l’ordre dans lequel on affronte les obstacles. Non seulement le trajet emprunté par les coureurs est différent, mais la façon de franchir certains obstacles l’est également. Les cordes de Tarzan en sont un exemple. Considérer comme l’un des obstacles le plus difficile de la course, ce dernier était normalement dans les derniers obstacles à franchir sur les dix kilomètres. Cette fois, l’obstacle mythique se présente autour du troisième kilomètre. L’obstacle arrive donc plus tôt dans la course et normalement les participants ont plus d’énergie pour le franchir. La petite attrape est qu’il faut le traverser à l’envers : franchir le mur huit pieds d’abord et transférer sur les cordes après.

Ce fut également le cas pour la section de « monkey bars ». La section montante (uphill monkey bars) est maintenant descendante et avant la section de barre horizontale. Les deux échelles qui suivraient normalement cette section furent remplacées par deux autres obstacles assez intenses pour le haut du corps. Les « Wobble monkey bar » et un obstacle ressemblant au Twister (Spartan Race) attendent les coureurs immédiatement à la sortie des bars régulière. Une section extrêmement intense pour la poigne tout juste avant l’obstacle de la brouette qui testera les avant-bras les plus forts. D’un sens comme dans l’autre (brouette avant ou après les monkey bars), les participants ressortent de ce segment avec de plus gros bras que lorsqu’ils y sont rentrés!

Un autre changement apporté pour cette édition fut le système de pénalité. Historiquement, pour la course d’hiver, un système de jeton était utilisé pour tous les obstacles manqués. Le coureur prenait un jeton et effectuait une pénalité après avoir complété son tour. Les jetons étaient encore en fonction, mais seulement pour quelques obstacles (traverse rope, traverse wall). Pour les autres, un nouveau système fut mis en place. Si le coureur manquait un obstacle, ce dernier devait revenir en arrière et franchir l’obstacle précédent. Dans le cas d’un échec, le coureur retournait encore en arrière et ainsi de suite jusqu’à trois obstacles plus loin. La plupart des obstacles précédents un obstacle difficile était la majorité du temps assez facile et permettait ainsi au coureur de continuer sa course passé l’obstacle manqué. Le traverse wall qui fonctionnait encore avec les jetons était considérer comme cinq panneaux individuels plutôt qu’un seul gros obstacle. De cette façon, on donne la possibilité au coureur d’essayer de réussir tous les panneaux disponibles au lieu de risquer de tomber sur le premier et ne jamais tenter les autres. Même principe pour la section d’équilibre.

Comme d’habitude, les pénalités reliées aux jetons étaient brutales.  Un roulement de dé permettait de déterminer laquelle des différentes tortures disponibles correspondait au jeton. Parmi celles-ci on y retrouvait 100 coups de masse sur un pneu, 50 coups de battle rope (battle rope… en fait un tuyau de pompier), 25 slam ball, Lunges avec poteau, thrusters avec beam de bois, 3 circuits de figure 8 under (pas certain du nom, mais il s’agissait de passer sous un fil entre deux poteaux en changeant de côté à chaque poteau….et ce sur une longue distance). La pénalité bonbon était de faire un tour de petit vélo qui était assez drôle à regarder. Comme à tous les ans lors de l’édition hivernale, le buffet est inclus dans le prix de la course et permet au coureur de manger toute la journée un repas chaud assez varié et de très bonne qualité. On y retrouvait entre autres de la salade, du chili, un potage, des pâtes, du porc, du pain, etc…oh..sans oublier le fameux bacon. 

Une édition encore une fois sans faille qui a permis à plusieurs athlètes de puiser au plus profond de leurs tripes afin de vivre l’expérience Shale Hill. Nous reverrons sans aucun doute certains d’entre eux au cours des prochaines années. N’oubliez pas que Shale Hill organise toujours son weekend festival de course à obstacles cet été. Il y en aura pour tous les gouts!